Pendant longtemps, les familles au Maroc souhaitaient avoir autant d'enfants que possible. Les gens pensaient qu'avoir beaucoup d'enfants signifiait que quelqu'un prendrait soin d'eux lorsqu'ils vieilliraient. Mais les choses ont changé. Aujourd'hui, une femme marocaine a en moyenne seulement 1,97 enfant. Cela met fin au mode de fonctionnement traditionnel des familles.

Le taux de natalité au Maroc n'a jamais été aussi bas. Dans les années 1970, il était normal d'avoir sept ou huit enfants. Le Maroc n'est pas le seul pays confronté à cette situation. En Algérie, les femmes ont désormais un peu moins de deux enfants en moyenne, et en Tunisie, ce chiffre est descendu à 1,5. C'est en dessous du seuil de 2,1 enfants par femme nécessaire pour maintenir la stabilité de la population.

En raison de cette baisse, une organisation de femmes nommée Azzahrae a récemment demandé aux politiciens d'intervenir et d'aider les familles. Ils ont suggéré que le gouvernement accorde des prêts à faible taux d'intérêt aux jeunes parents. Ils ont également demandé des congés plus longs pour les nouvelles mères, d'autant plus qu'un grand nombre de femmes travaillent de nos jours.

Pour beaucoup de gens ordinaires, fonder une famille en 2026 semble presque impossible. Dans la capitale, Rabat, Fouad, 55 ans, explique le problème : « Les jeunes se marient beaucoup plus tard parce qu'ils ne trouvent pas de travail. Avoir des enfants est une énorme responsabilité. »

La vie devient tout simplement trop chère, en particulier les dépenses quotidiennes et l'éducation. Hanan, une femme célibataire de 40 ans, déclare : « Même si vous gagnez 500 euros par mois, comment êtes-vous censé payer le loyer, la nourriture, les soins de santé et tout le reste ? »

L'économiste Mohamed Jadri prévient que le temps presse et que le gouvernement doit se réveiller. Il souligne que la demande en hôpitaux et en médecins va croître rapidement. Le système de retraite est également en grande difficulté. Très bientôt, il se pourrait qu'il n'y ait plus qu'un seul jeune travailleur payant des impôts pour chaque retraité.

Si cette tendance se poursuit, Jadri estime que la population du Maroc changera considérablement. Il affirme que le pays devra se préparer à accueillir des travailleurs venus d'autres nations. « Aujourd'hui, votre chauffeur de taxi, plombier ou électricien est marocain », explique Jadri. « Mais à l'avenir, cette personne pourrait venir d'Égypte, du Sénégal, du Mali ou d'un autre pays africain. Ce grand changement dans la société apportera certainement de nouveaux défis. »